Didier COLPIN – AU PAYS DES CARNAVALS…

(5 avis client)

NÉCESSAIRE CARNAVAL…
Vivre sans retenue
S’exhiber l’âme nue
Dire ne pas tricher
Comme on est s’afficher…
Au nom de la franchise
Où la parole grise
Parler sans garde-fou
S’exprimer tout son soûl…
Aller ainsi sans bride
Fort d’un verbe torride
Faisant vociférer
Est inconsidéré…
Cette pseudo sagesse
Fuyant la politesse
Est une déraison
Un terrible poison…
Boule de flipper folle
S’égarant sans boussole
Générant bien des feux
Aux effets malheureux…
…/… 21
Toujours l’autocensure
Comme aussi la mesure
Donne de la grandeur
Donne de la hauteur…
Censure d’une forme
Respectant une norme
Pour exprimer un fond
S’il le faut sans façon…
Loin de l’hypocrisie
Souvent la courtoisie
Sait efficacement
Faire agir sagement…
Dans notre humaine frasque
Nécessaire est le masque
Il est un moindre mal
Dans ce grand carnaval…
Il se révèle utile
Efficace et fertile
Contrant les irrespects
Favorisant la Paix…

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5 avis pour Didier COLPIN – AU PAYS DES CARNAVALS…

  1. Sylvie TOUAM

    C’est une très belle poésie, tant pour la forme : vers en 6 pieds en alternance de rimes et de genre 2 à 2, que pour le fond : ce regard à la fois en quête d’une vérité proche d’un Idéal, et tellement empreint de réalisme. Ce poème, son auteur et son oeuvre méritent vraiment ces 5 étoiles.

  2. COLPIN Didier

    Quelques mots (par son auteur) pour présenter ce recueil…

    Dans une évidence et par plaisir j’écris tous les jours.
    Souvent dans le petit matin.
    Mes poèmes naissent en génération spontanée d’une image, d’un mot, d’un émoi, d’une réflexion, glanés ici ou là préalablement.
    Au terme de l’année d’épais ouvrages les renfermant tous paraissent…
    Ils deviennent une ‘banque de données’ pour de courts recueils à thèmes dont l’idée naît aussi en génération spontanée.
    Il me suffit d’aller y puiser en cherchant des poèmes sur le dit sujet pour les constituer.

    Ce recueil fait exception.
    J’ai reçu en novembre 2020 un mail dont le corps du texte était :
    « LE SOC revient faire claquer ses timbales sur le pavé ! Histrions de la poésie, trublions dessinateurs, vous êtes invités sous le chapiteau du NUMÉRO 1 dont le thème est CARNAVAL.
    Comme le laboureur tourne et retourne la terre, le carnaval détourne la stérilité du bon sens et entraîne tout un chacun dans son remue-ménage fertile. Profanation, excentricité, amour du sublime grotesque (ou « crotesque » comme l’écrivait Montaigne), joyeuse détronisation, adoubement des changements-renouveaux et autres cornegidouilles sont les bienvenus !
    “PERE UBU : […] A présent nous avons plus d’expérience et remarquons que ce qui fait rire les petits enfants risque de faire peur aux grandes personnes.”
    N’hésitez pas à faire circuler cet appel au charivari autour de vous.
    Les détails sont à retrouver sur le site du SOC »
    J’ai dans la foulée écrit un poème.
    Pensant arrêter là.
    Puis d’autres sont venus.
    Jusqu’à 17 (qui sont donc de novembre/ décembre 2020)
    L’idée de les compiler s’est imposée ! J’en ai puisé 6 autres (remontant jusqu’à février 2017) dans l’‘important stock’ que j’ai sous le coude, histoire d’étoffer un peu le projet…

    Par contre l’appel à textes de cette revue concernait le carnaval au sens premier du terme. Or mes poèmes sont souvent d’un autre registre. Celui de la comédie humaine.
    Ce qui explique le titre : AU PAYS DES CARNAVALS…
    Le pluriel s’imposait.

  3. Alioune Badara SENE

    Depuis l’aube des lettres, l’invariable prière du poète au pluriel, sera à jamais : “Pour la survie de la poésie” !
    Lire Didier COLPIN, c’est s’exclamer, la main droite au coeur : “Ainsi soit-il !”
    Car avoir l’aubaine de croiser littérairement COLPIN, c’est accepter, l’ivresse au coeur, qu’il est de ces poètes, de par leur régularité, leur assiduité, de par leur pacte sacré au service d’une sublime trilogie : le Beau, le Juste et le Vrai…
    Oui, il sera toujours donc de ces poètes à la trempe d’un Didier COLPIN, dont la Muse sera à jamais immortelle car fécondant et couvant une POESIE immortelle !

  4. Patrick Édène, poète

    Beau poème mais je n’ai pourtant pas tout compris; heureusement certains passages sont pertinents et très bien écrits. Je n’apprécie que peu positivement le manque de ponctuation qui oblige le lecteur à faire des efforts de compréhension, mais la qualité générale poétique est assez qualitative pour que je laisse un commentaire.

  5. Laure FERROUD PLATTET

    Ce poème m’a bouleversé, a créé comme une explosion, Il exprime tout ce que je sens confusément sans pouvoir l’exprimer clairement. Il va au plus près du sens. Il creuse, comme pourrait le faire un Dostoïevski décortiquant l’âme humaine. Aller au plus profond, dans le tragi comique, soit la comédie humaine. Belle langue, maîtrisée, construite. Rien en trop. Bravo.

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