LE FRAIS SOLEIL DE L’ESPOIR – JODELET DULONG NGOMPE TATIEMZI

Vous avez oublié la terre du village
Qui fomentait les rares graines de la paix sage
Sur sa prairie. Et le sein maternel
Parmi les villes villageoises d’un naturel
Village chaste que ville charnelle.
Vous avez oublié la couleur de ses greniers faciles,
Et la chaleur natale et le silence vespéral
Et cette lourde solidarité gratuite, cœur frêle
Et la colline des épis et ce regard fragile
Et cette lourde senteur ancestrale
Et, se suivent les berceuses douces et maternelles.
Vous avez oublié l’art de chanter
Danser sur la plante des pieds dressés
Et cette plaine encore réclame ta présence
Et les berceuses délicieuses se suivent en silence.
Vous avez oublié le chemin qui chemine
A petits pas et sans haine aucune
Et sans aucune rancune
Au loin vers le village des sages
Qui se ruine au cœur de rage
Vous avez oublié l’habitude de remercier,
A force d’être éloigné
D’être nourri par ces faux bons amis
Qui vous arrache le goût de la vie
Qui mangent vos quelques jours de vie
Qui vous retire la volonté de manger
Parce que vos jours sont comptés
Vous n’avez pas connu le Père Gérémie
Et la solidarité gratuite des Bamilékés jaillit
Des cœurs meurtris
Par votre solidarité intéressée
Et se suivent les délicieuses et douces
Berceuses écoeurées en silence.

 

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